Guerre civile, Birmanie

Le conflit armé birman est une guerre civile qui se déroule en Birmanie depuis l’indépendance du pays en 1948. Les gouvernements centraux successifs ont combattu contre une myriade de rébellions séparatistes et communistes. Les premières insurrections contre l’État birman sont celles du Parti communiste birman et celle de l’Union nationale karen (KNU), qui lutte pour l’indépendance d’un État karen dans le sud de la Birmanie. D’autres rébellions ethniques ont éclaté au début des années 1960 après que le gouvernement central eut refusé d’envisager un État fédéré. Depuis le début des années 1980 cependant, les insurrections d’extrême gauche ont largement disparu, en raison notamment de la chute du communisme en Europe et la dislocation de l’URSS à la fin de la guerre froide.

Ces insurrections ont été soutenues par certains pays étrangers, aggravant l’isolement diplomatique de la Birmanie et la méfiance ainsi que l’inquiétude des Birmans vis-à-vis à la fois des minorités et des puissances étrangères. Le Royaume-Uni a par exemple en effet soutenu les Karens dès 1949. Des factions armées religieuses (musulmanes et chrétiennes) ont également pris part à la lutte contre la junte militaire birmane, telles que l’Armée de Dieu.

Le gouvernement birman n’est jamais parvenu à signer des accords de paix avec les rebelles, bien que la plupart des insurrections ont aujourd’hui été matées. L’armée birmane a largement été accusée de violations des droits de l’homme, et est ainsi considérée comme une force d’occupation dans les régions ethniques.

Le conflit s’est principalement déroulé contre le régime militaire qui a gouverné le pays de 1962 à 2011. Il s’agit du plus long conflit de basse intensité dans le monde. Il a reçu une attention internationale en raison du soulèvement de 1988, le travail de la militante Aung San Suu Kyi, des manifestations anti-gouvernementales à la fin 2007, et de la dévastation causée par le cyclone Nargis, qui a provoqué plus de 80 000 morts et 50 000 disparus à la mi-2008.

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